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27 juin 2006

Draw line under MMR scare, plead top doctors

· 'More children will die' unless jabs get all-clear
· Warning as England faces big measles epidemic

Ian Sample, science correspondent
Tuesday June 27, 2006
The Guardian

A group of Britain's leading paediatricians and childhood vaccination experts has warned that more children will die unless a line is drawn under the autism and MMR (measles, mumps and rubella) vaccine controversy.

In an open letter, 30 scientists, including some of the country's most eminent child health experts, say that an overwhelming body of evidence shows the vaccine is safe. They add that urgent immunisations are necessary to prevent potentially devastating outbreaks among schoolchildren.

The warning comes as England faces its biggest measles outbreak in 20 years, fuelled by the refusal of some parents to have their children immunised because of now discredited claims linking the MMR jab and autism.

The letter, whose signatories include Patricia Hamilton, president of the Royal College of Paediatrics and Child Health, and Professor Sir David Hall, a paediatrician at Sheffield University, says: "The time has come to draw a line under the question of any association between the MMR vaccine and autism. The UK's children are in danger of serious illness or death if they are left unimmunised."

This month, the Health Protection Agency reported 449 cases of measles so far this year - more in just six months than the 438 reported cases in 2003. In 2005, there were only 77 reported cases.

Confidence in the MMR vaccine slumped in 1998 when a team led by Andrew Wakefield at the Royal Free hospital, north London, published research in the Lancet on bowel disease and autism. Dr Wakefield later suggested that there might be a link between autism and the MMR jab. He now faces professional misconduct charges brought by the General Medical Council.

In the letter, the scientists raise concerns that many children born during the height of the MMR scare are now set to enter schooling without the immunisation. "We are now faced with a potentially serious situation. Years of low uptake mean large numbers of unprotected children are now entering school. Unless this is rectified urgently, and children are immunised, there will be further outbreaks and more unnecessary deaths," it says.

Although immunisation rates are rising, they are still below the 95% level the World Health Organisation says is needed for "herd immunity". A year ago MMR uptake stood at 70.8% in London and 83% for the whole of the UK. The letter adds: "It is not too late to avert this predictable tragedy. It is time that due weight is given to the overwhelming body of scientific evidence in favour of the vaccine. Misguided concepts of "balance" have confused and dangerously misled patients. We all, media, politicians and health professionals, have a responsibility to protect the health of our children."

David Elliman, a consultant in community child health at Great Ormond Street Hospital, and a signatory of the letter, said that a vast body of research now vindicated the MMR vaccine, but he added that some media reports remained "partisan" in their coverage of research into the vaccine.

"Parents should be wary of simplistic headlines and information they read on the internet," he added.


On ne répètera jamais assez l'effet terriblement néfaste des affirmations péremptoires des adeptes de l'anti-vaccination comme les membres d'AMESSI. Jouant ignominieusement sur les peurs irrationnelles de parents dans la détresse, ces irresponsables causent de graves préjudices à des enfants et des parents qui viendront grossir les rangs d'autres groupes de pressions de l'irrationnel (comme ils ne pourront pas incriminer le vaccin ROR, ils trouveront une autre cause, tout aussi irrationnelle).

10 juin 2006

La Coupe du Monde a-t-elle la rougeole ?

Une épidémie de rougeole sévit actuellement dans l'ouest de l'Allemagne, dans l'Etat de Rhénanie du Nord-Westphalie. Prudence donc, si vous comptez vous y rendre pour la Coupe du Monde de football. Soyez bien à jour de vos vaccins !

En seulement treize semaines, 1 169 personnes ont déjà contracté la rougeole, une maladie loin d'être anodine. Elle peut entraîner des complications graves -encéphalites ou pneumonies - voire la mort. Et la gravité de ses complications augmente avec l'âge.

D'où l'appel à la vigilance lancé en France, par la Direction générale de la Santé et l'Institut de veille sanitaire. Ces derniers recommandent "aux touristes français devant se rendre prochainement en Allemagne (...) d'être à jour de leur vaccination anti-rougeoleuse". Prenez cet avertissement au sérieux. L'épidémie qui sévit en Allemagne est en effet la plus grave de ces 5 dernières années.

Sources: Direction générale de la Santé, 6 juin 2006


Difficile de s'empêcher de rapprocher cette nouvelle épidémie des actions irresponsables des adeptes de l'anti-vaccination contre le vaccin ROR. L'abaissement du taux de vaccination de la population en dessous du seuil épidémique produit ses effets. Les pouvoirs publics sont alors dépassés et payent leur inactivité en face de ceux qui, comme AMESSI, répandent ces néfastes théories.

15 novembre 2005

France: campage de vaccination ROR

PARIS (AFP) - L'Assurance maladie lance la deuxième vague de sa campagne d’incitation à la vaccination Rougeole, Oreillons, Rubéole (ROR) sur le thème "N’attendez pas que ça devienne méchant. Vaccinez votre enfant maintenant".Cette campagne débutera le 14 novembre avec la diffusion d'un film TV de 25 secondes, "le lionceau". 700 radio locales, crèches, centres de PMI, cabinets médicaux, presse parentale relayeront la campagne, brochures et affiches à l'appui.
Le vaccin (prix: entre 15,14 et 16,75 euros) protégeant contre les trois maladies à la fois est pris en charge à 100% par l’Assurance maladie pour les enfants de 1 an à 13 ans inclus.
Il s'agit, explique l'Assurance maladie, de convaincre les parents de faire vacciner leurs enfants dès un an et sans attendre, et d'augmenter ainsi le taux de couverture vaccinale, actuellement "trop faible en France pour permettre l’élimination de ces maladies à court terme".
Selon l’OMS, l’Europe pourrait se débarrasser de ces trois maladies en 2010 si la couverture vaccinale est d’au moins 95%. En 2000, sur 960.000 cas de rougeole, 7.000 furent mortels, note un expert, le Pr Pierre Bégué dans la Revue du Praticien.
La France, avec un taux de vaccination de 86% chez les enfants de deux ans en 2002, est encore loin de cet objectif. Mais ce chiffre recouvre des disparités régionales, avec des écarts entre départements allant de 67 à 95% en 2002 pour les enfants de 2 ans. Une épidémie de rougeole a ainsi touché en 2003 la région PACA qui a un niveau insuffisant de vaccination.
Plus ces maladies, déjà pas toujours bénignes dans l'enfance, sont contractées tard, plus elles sont dangereuses et leurs complications fréquentes. 35 % des mères vaccinent leurs enfants par crainte des complications, selon une enquête Ipsos de septembre 2004 réalisée auprès de 400 mères d'enfants de moins de 13 ans et 200 médecins libéraux. Les mères pensent à tort que la rougeole est la moins grave des trois maladies. En revanche, médecins généralistes et pédiatres ont peu conscience du nouveau visage de ces trois maladies (fréquence un peu plus importante chez l'adulte, avec des formes plus sévères), d'après l'enquête.
Le nombre de décès imputables à la rougeole a baissé de 39% dans le monde depuis 1999 grâce à la vaccination (source : OMS-Unicef).
Le Fonds national de prévention, d'éducation et d'information sanitaire (FNPEIS) de l’Assurance maladie, créé en 1988, alloue à la vaccination 25 millions d'euros (prise en charge du ticket modérateur des vaccins et campagnes d'information), dont 8 millions attribués au vaccin ROR et 17 millions au vaccin antigrippal.


Ignorance, insouciance et pseudoscience sont les trois principales causes de ces 7000 morts annuelles. Atteindre une couverture vaccinale de 95% suppose la participation volontaire de tous. Ceux qui crient à la 'liberté vaccinale', par peur irrationnelle des vaccins, nuisent grandement à l'éradication définitive de ces maladies et donc des vaccinations qui les effraient tant. Une peur qui doit bien faire l'affaire des producteurs de vaccins, en fin de compte, assurés ainsi d'une rente à vie.