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06 mars 2007

L'arnaque des compléments alimentaires

LE MONDE

Ils envahissent les vitrines et les rayons des pharmacies. Ils promettent de "réduire le tour de taille", de "déstocker les graisses" ou bien de "ralentir le vieillissement", ou encore de "fortifier les ongles et les cheveux". Sous forme de gélules, comprimés ou ampoules, les compléments alimentaires, également vendus en grandes surfaces et sur Internet, ont représenté, en 2005, un marché florissant de 894 millions d'euros, en hausse de 7 % par rapport à 2004. "Un marché de la poudre aux yeux et des pilules pipeau", a dénoncé, mercredi 21 février, l'association de consommateurs Consommation, logement et cadre de vie (CLCV).

Après avoir comparé les promesses de 140 produits aux publications scientifiques référencées par le National Institute of Health, principale agence de recherche médicale américaine, et aux avis publiés par les agences sanitaires, la CLCV affirme aboutir à un résultat sans appel : "Les vertus des compléments alimentaires relèvent pour l'essentiel de l'affabulation."

Caféine, extrait de thé vert, acide linoléique conjugué ou chitosan : aucune de ces substances - très souvent rencontrées dans la composition des produits "minceur" - "n'a fait la preuve de son efficacité", souligne la CLCV. Idem pour l'huile de bourrache ou d'onagre contenue dans la plupart des produits censés améliorer "la santé de la peau" ou les apports en silicium promettant des cheveux "plus forts et plus sains". L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ne contestent pas l'enquête menée par la CLCV.

EXPLOSION DU MARCHÉ

Parce qu'ils dépendent du code de la consommation et non de celui de la santé publique, les compléments alimentaires n'ont pas besoin, contrairement aux médicaments, d'une autorisation de mise sur le marché (AMM). "Le biais est là", considère le professeur Irène Margaritis, chef de l'unité évaluation nutrition et risques nutritionnels à l'Afssa.

Résultat : les contrôles, menés par la DGCCRF, ne peuvent s'effectuer qu'après la commercialisation et porte essentiellement sur l'étiquetage pour vérifier que les allégations ne sont pas thérapeutiques. "Un complément alimentaire ne peut pas dire qu'il va prévenir telle ou telle maladie ou permettre une perte de poids", explique-t-on à la DGCCRF. En revanche, il peut tout à fait alléguer une "réduction du tour de taille". Les services de marketing ne s'y sont pas trompés et débordent de créativité pour contourner la réglementation.

L'Afssa ne peut travailler sur ces produits que si elle est saisie par la DGCCRF. Preuve de l'explosion du marché, le nombre de saisines est passé de 50 en 2000 à 100 en 2005. "Nous menons une évaluation à partir des connaissances scientifiques et des études cliniques fournies par les entreprises", explique le professeur Margaritis. Mais les preuves des allégations font souvent défaut. "Nous manquons beaucoup d'études cliniques bien menées, notamment dans le domaine de la minceur", déplore-t-elle. Ces dernières années, l'Afssa a rendu une série d'avis défavorables, notamment sur l'utilisation de la poudre de maca et sur la supplémentation en silicium. Après, c'est à la DGCCRF de contrôler la bonne application des avis de l'Afssa.

Il peut arriver que des allégations soient fondées scientifiquement mais qu'elles concernent une cible particulière et non la population en général. Il en est ainsi des suppléments en vitamines B9 pour les femmes enceintes ou en vitamines B12 réservés aux personnes âgées. "La question de la cible est très importante, insiste Mme Margaritis. Si notre alimentation est équilibrée et diversifiée, nous n'avons pas besoin de suppléments."


Sandrine Blanchard

29 décembre 2006

Vitamine E : aucun bénéfice sur les fonctions cognitives chez la femme âgée

PARIS (APM Santé) - Une supplémentation en vitamine E pendant 10 ans n'apporte aucun bénéfice en termes de performances cognitives chez une population de femmes âgées, selon les résultats d'une étude publiée dans la revue « Archives of Internal Medicine ».
Le stress oxydatif joue un rôle clé dans le développement des troubles cognitifs. Or, plusieurs études antérieures, conduites en laboratoire sur des cellules ou chez l'animal, ont montré que la vitamine E, une molécule aux propriétés antioxydantes, protégeait contre la destruction neuronale. Les résultats d'études cliniques ont par ailleurs suggéré qu'une thérapie antioxydante nécessitait d'être initiée à un âge jeune (avant le début du déclin cognitif) et conduite sur une longue période.

Jae Hee Kang, du Brigham and Women's Hospital, de la Harvard Medical School (Etats-Unis), et ses collègues, ont mené une étude auprès de 6.377 femmes en bonne santé, âgées de plus de 65 ans, ayant reçu aléatoirement de la vitamine E ou un placebo pendant 10 ans entre 1992 et 2002. Des tests cognitifs pour évaluer la performance cognitive globale et la mémoire verbale ont été effectués par téléphone chez toutes les volontaires en 1998, 2000 et 2002. Un score global a été calculé à partir des résultats aux différents tests.

Selon les résultats de l'étude, aucune différence significative dans la valeur du score global de performance cognitive n'a été constatée entre le groupe de femmes ayant reçu une supplémentation en vitamine E et le groupe contrôle, 5 et 9 ans après le début de l'étude. L'évolution des performances cognitives au cours du temps s'est également révélée similaire dans les deux groupes.

Finalement une consommation de vitamine E sur une longue période n'a procuré aucun bénéfice neuroprotecteur ni permis de ralentir l'évolution du déclin cognitif chez une population de femmes âgées, concluent les auteurs.

(Archives of Internal Medicine, 11/25 décembre 2006, vol.166, n°22, p.2462-2468)


Encore une légende sur les suppléments vitaminiques qui en prend pour son grade !.

Lancement d'une campagne de certification des sites web médicaux sérieux

Par Thomas Rousseau
News.fr

Société - La Haute autorité de santé française va certifier les sites délivrant de l'information médicale sérieuse. Elle va pour cela s'appuyer sur un label connu surtout des professionnels. Objectif: aider les internautes à distinguer le bon grain de l'ivraie.

«Hépatite B: les risques du vaccin sont confirmés. Respirez un grand coup et venez voir ce qui vous attend, vous et vos enfants, une merveille»: ce message lancé à la cantonade il y a quelques semaines dans le newsgroup fr.bio.medecine, est l'un des exemples de ce que l'on peut trouver sur le Net. Un message publié librement, comme l'intégralité des contributions apparaissant dans ce forum, sans qu'il soit forcément possible de vérifier le sérieux des informations.

C'est pour éviter ce genre de situation que la Haute autorité de santé va entamer début 2007 une campagne de certification des sites médicaux français. Une mission qui entre pleinement dans les prérogatives de la HAS, puisque cette institution a la charge de veiller à la qualité de la diffusion de l'information sanitaire (dans le cadre de la loi du 13 août 2004 sur la réforme de l'assurance maladie).

Il n'est pas question pour la HAS de créer et d'apposer son propre certificat, mais au contraire de relayer un label existant: Health On the Net (HON). Pour Denise Silber, consultante e-santé, «les internautes qui connaissent l'existence de HON sont une minorité. La promotion de la HAS ne peut être que positive, mais la normalisation n'est pas la solution miracle. Rien n'empêchera quelqu'un d'aller voir un marabout pour soigner un cancer. Je crois au bon sens. L'internaute sait regarder plusieurs sites pour voir si l'information est valable.»

Le respect de huit engagements

Créée en 1996 à Genève, la fondation HON couvre 29 langues et a déjà certifié quelque 5.000 sites de santé, consultables à partir d'un moteur de recherche dédié. Organisation non gouvernementale reconnue par les Nations unies, HON attribue gratuitement son label "HONcode" aux sites d'information qui respectent huit engagements. Parmi eux sont pris en compte la transparence de l'actionnariat, l'autorité médicale des intervenants, le respect de la relation patient-médecin ou encore la nécessité de justifier et de sourcer toutes les informations diffusées.

En France, pour le moment, seuls quelques sites arborent le sceau. C'est le cas de Atoute.org et de ses forums médicaux. «80% des messages postés sont effacés. Comme sur tous les forums médicaux sérieux, les demandes d'avis personnalisés ou de diagnostics sont interdites», explique le docteur Dominique Dupagne, initiateur et modérateur du site certifié par le HONcode depuis novembre 2005, et dont le sérieux a de nouveau été validé en octobre 2006.

Le contact avec le médecin essentiel

Inversement, Doctissimo, e-santé et aucun des autres grands sites éditeurs d'information médicale plébiscités par le grand public, n'affichent pour le moment le HONCode. «Une norme n'a d'intérêt que si elle est reconnue par le grand public. C'est pour cette raison que nous n'affichions pas jusqu'à maintenant cette certification, essentiellement connue des professionnels», estime Claude Friedrich, directeur général de e-santé. «Nous répondons d'ores et déjà à 90% des critères de HON», précise ce responsable qui a entrepris d'afficher les CV de ses rédacteurs pour combler les 10% restant.

Si la labellisation permet certainement d'apporter le crédit nécessaire à un contenu sensible, Denise Silber remarque que «la vraie attente des consommateurs n'est pas tant d'évaluer la qualité des sites web médicaux que de pouvoir discuter avec leur médecin des questions que ces informations suscitent». Très peu de praticiens se montrent en effet enclins à proposer à leurs patients d'échanger par e-mail entre deux consultations. Et pourtant, le conseil de l'Ordre des médecins autorise la pratique à partir du moment où le patient a déjà été reçu en cabinet.


Cette labellisation sera très certainement bénéfique. Les théoriciens du complots qu'héberge AMESSI prétendront qu'il s'agit d'une nouvelle arme liberticide. De la liberté de dire et de faire croire n'importe quoi à nos concitoyens, sans doute.

13 décembre 2006

Santé : une année de Wifi contre 20 minutes de mobile ?

par Vincent Hermann

Le London Times plonge dans la polémique murmurée que constitue l’impact sur la santé par le Wifi. Il y a longtemps que l’effet des ondes en tous genres sur le corps humain est étudié. Le cas du téléphone mobile est simplement le porte-parole d’un plus vaste échantillon d’inquiétudes liées à toutes ces choses invisibles qui nous traversent.

Le docteur Michael Clark de la Health Protection Agency indique que des études ont été réalisées sur les effets des ondes émises par les appareils Wifi. Des mesures ont été prises dans des écoles anglaises, où le taux de radiation ambiant était en fait vingt millions de fois moins élevé que la norme en vigueur. Par comparaison, le docteur Clark explique qu’un enfant utilisant un téléphone portable se situe déjà à la moitié de la norme.

La conclusion de l’étude faite par la Health Protection Agency est qu’une année entière passée à côté d’une borne Wifi revient à passer environ vingt minutes sur un téléphone portable. Côté santé, il y a de quoi pousser un soupir de soulagement devant le faible niveau de radiation produit par les appareils sans-fil. Le docteur Clark indique ainsi que si l’on devait supprimer le Wifi des écoles, il faudrait également enlever les télévisions, qui ont un niveau de radiation comparable (pour les tubes cathodiques).

Il y a bien entendu des dissonances dans l’histoire. Ainsi, Alasdair Philips, directeur de PowerWatch, qui vend des équipements de détection et de blocage des ondes, indique que les normes en vigueur au Royaume-Uni ne sont pas nécessairement à prendre au pied de la lettre. Elles servent principalement à définir un niveau de radiation électromagnétique acceptable, mais de manière ponctuelle. A contrario, elles ne prennent pas en compte la durée d’exposition.

Il faudra donc d’autres études basées sur l’influence à long terme de ces radiations. D’autant que toutes les personnes ne sont pas égales au regard de la sensibilité à ces ondes.


Les adeptes d'AMESSI s'étaient précpipités une fois de plus sur la nocivité des ondes électro-magnétiques, que ce soient celles générées par les lignes à haute tension (sans preuves), les micro-ondes (sans preuve), la télévision (sans preuve), le Wifi (sans preuve), et le téléphone portable (avec quelques preuves pour ce qui concerne les combinés mais sans preuve pour les antennes-relais).

22 novembre 2006

Les charlatans des médecines douces

Une enquête de journalistes canadiens sur les charlatans des pseudo-médecines. Naturopathie et homéopathie, entre autres spécialités' chaleureusement recommandées par AMESSI, y sont particulièrement bien analysés.
Une caméra cachée et l'inversion des médicaments soi-disant testés par des méthodes charlatanesques ont permis aux journalistes de confondre ces dangereux exploiteurs de la crédulité publique.

http://www.radio-canada.ca/actualite/zone_libre/2006/11/06/001-Medecines_Douce_ZONE_LIBRE.asp

19 octobre 2006

Les suppléments de testostérone et de DHEA inutiles pour les aînés

Les suppléments de testostérone et de DHEA n'améliorent en rien la qualité de vie ou la santé des aînés, hommes et femmes, qui en prennent, conclut une des premières études scientifiques rigoureuses à avoir été menées sur la question.

"Il n'y a aucune raison d'administrer ces substances" aux aînés, a dit l'auteur de l'étude, le docteur K. Sreekumaran Nair de la prestigieuse clinique Mayo aux Etats-Unis.

La DHEA, un stéroïde précurseur de la testostérone et de l'oestrogène, est produit naturellement par l'organisme, mais la production chute rapidement après l'âge de 25 ans. Des suppléments de DHEA sont présentés comme ayant des effets rajeunissants, et les consommateurs américains en ont acheté pour 50 millions $ US l'an dernier. La testostérone, elle, n'est disponible que sur ordonnance.

Leur effet n'a toutefois fait l'objet que d'un nombre restreint d'études chez l'humain. En 2000, une étude française menée sur 280 sujets âgés avait décelé une faible augmentation de la libido chez les femmes qui prenaient de la DHEA. Et plus tôt cette année, une étude néerlandaise, qui portait elle aussi sur la DHEA, n'a détecté aucun bienfait chez 100 hommes âgés de 70 ans et plus.

La nouvelle étude, dont les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine, a été réalisée sur une période de deux ans auprès de 57 femmes et 87 hommes âgés d'au moins 60 ans. Les participants ont pris des doses quotidiennes de DHEA, de testostérone ou d'un placebo, une substance inerte sans effets.

Les participants se sont ensuite soumis à différents tests, notamment des prises de sang et des mesures de leur gras corporel, de leurs hormones, de leur flexibilité, de leur densité osseuse et de leur performance sur un tapis roulant.

Même si les taux de testostérone et de DHEA ont augmenté chez les sujets qui ont pris de véritables suppléments, cela ne s'est pas traduit par une amélioration de leur qualité de vie, de leur performance physique ou de la capacité de leur organisme à réduire les taux de glucose sanguin.

Le seul effet significatif décelé aura été une petite réduction du gras corporel chez les sujets ayant pris de la testostérone, sans que cela n'ait entraîné une augmentation de la force musculaire.

Aucun effet secondaire néfaste n'est rapporté, mais certains experts soulignent que des doses élevées de testostérone peuvent accroître le risque de cancer de la prostate tandis que la DHEA pourrait augmenter le risque, pour certains patients, de souffrir d'un cancer du sein ou de la prostate.

=> DHEA in Elderly Women and DHEA or Testosterone in Elderly Men


Encore des pseudo-médicaments, vantés par les adeptes d'AMESSI, et qui perdent tout crédit auprès des équipes de scientifiques qui étudient leur soi-disant efficacité dans des études cliniques.

31 août 2006

Alternative medicine doesn't exist and acupuncture is useless

HEALTHY DOUBTS, Wallace Sampson - While his views may not be popular in Northern California, Wallace Sampson, clinical professor emeritus of medicine at Stanford University and editor in chief of the Scientific Review of Alternative Medicine, is frank about his thoughts about alternative medicine. "It doesn't exist," he says. "We've looked into most of the practices and, biochemically or physically, their supposed effects lie somewhere between highly improbable and impossible."

Sampson has been invited by the Commonwealth Club to hold forth on one of the most popular alternative medical practices, acupuncture.

There are two major misconceptions about acupuncture, Sampson says, and both contribute to the misunderstanding of its worth as medical treatment. First, most people assume that it's an ancient Chinese cure that has existed, unchanging, for centuries. Not so, says Sampson, noting that "acupuncture was formalized in a complex way over the past 100 years, mostly in Europe and France and after the Communist takeover in China. Before that time there was no consistent formalization of acupuncture points or what each place was supposed to do. It was largely regional, and the thinking varied from city to city."

The other mistake people make about acupuncture, Sampson says, is that it offers specific cures. "It is nonspecific," Sampson says. "If it has the effect of, say, releasing endorphins through the application of needles, well, many things release endorphins -- a walk in the woods, a 5-mile run, a pinch on the butt."

Clinically, it has been shown that acupuncture can have counter-irritative effects. The basis for this is simple: If you have a headache and someone applies pressure through needles to your arms and neck, you get distracted from your headache. "It has no effect on disease process," Sampson says, "but it can affect perception of symptoms through these nonspecific devices, such as attention diversion or the desire of the patient to please the treater and feel benefits."

Sampson doesn't actually find acupuncture to be a very dangerous procedure -- although it is invasive, most people seek acupuncture for a known, nonserious disorder -- but he does say it's useless.

"I look at it this way: what if acupuncture didn't exist?" he says. "Would medicine or society be any worse off? If no one knew about it, nothing would change. You would still have ways to apply counter-irritation, through massage or rubbing."

But there are more dangerous aspects to the world of alternative medicine, Sampson says, starting with the wildly popular practice of chiropractics. In general, he says, one of the biggest problems with the whole notion of "ancient Chinese medicine" is that it falsely pits itself against "Western medicine." Sampson says these distinctions are useless; a more apt comparison, he says, would be ancient Chinese medicine to ancient European medicine, which share many similarities in their fundamental notions about how the body works. Western medicine, on the other hand, has grown up as the world rejected those ancient notions.

Sampson points to the Western ideal of "first do no harm" as a major difference in the approaches. "Some find Western medicine to be cold because there's no laying of hands on the body unless it's absolutely necessary," says Sampson. "But we took an oath. Physicians should not lay on hands or do something that doesn't accomplish its goal. Cracking a neck or a back, for instance, can do much more harm than good. You have to draw the line somewhere. "


On l'aura compris: malgré les gesticulations médiatiques d'AMESSI, les remèdes qu'ils proposent, en contradiction avec la "médecine officielle", n'ont aucune efficacité et peuvent même être dangereux par eux-mêmes, en plus de retarder la véritable prise en charge médicale.

15 juillet 2006

Homeopaths 'endangering lives' by offering malaria remedies

Alok Jha, science correspondent. Friday July 14, 2006 - The Guardian

Doctors and scientists have warned holidaymakers not to use homeopathic remedies for malaria and other serious tropical diseases or their lives could be put at risk.

The warning follows an investigation by the BBC which found 10 homeopathic clinics and pharmacies allegedly went against government guidelines by recommending unproven remedies for malaria and other tropical diseases such as typhoid, dengue fever and yellow fever.

Scientists said the homeopaths' advice was reprehensible and likely to endanger lives. Professor Geoffrey Pasvol, a tropical medicine expert at Imperial College London, said: "Medical practitioners would be sued, taken to court and found guilty for far less. What this investigation has unearthed is appalling."

Malaria is a major risk to people travelling in the tropics and can kill within days of the first symptoms. Almost 2,000 people returned to Britain with malaria last year and 12 died. According to the Department of Health, most cases resulted from people not taking the appropriate protective drugs.

Dr Ron Behrens, director of the travel clinic at the Hospital for Tropical Diseases, said: "We have treated people ... who thought they were protected by homeopathic medicines and contracted malaria."

In 2005 the Health Protection Agency issued a warning because of people falling seriously ill when using homeopathic remedies. Its advisory committee on malaria said: "Herbal remedies have not been tested for their ability to prevent or treat malaria and are not licensed for these uses ... There is no scientific proof that homeopathic remedies are effective in either preventing or treating malaria."

In the BBC's Newsnight investigation, an undercover researcher went to 10 alternative health clinics. She asked for advice on protecting herself from malaria on a holiday to Africa and each time was recommended homeopathic products instead of being directed to a GP or conventional travel clinic. Among the clinics and pharmacies visited were the Vale Practice in East Dulwich, Helios in Covent Garden, and Nelsons off Oxford Street in London.

A spokesperson for Nelson's said staff were trained to provide responsible advice about malaria protection, and to advise that patients should consult a GP before deciding on treatments. "We are concerned to hear that this may not have happened in this case and have taken immediate steps to reiterate to the pharmacy team that this advice must be given."

A statement from Helios said: "We give advice on traditional homeopathic remedies which have been used by people for many decades in their attempt to avoid conventional treatment for malaria. There are many bibliographic references to the use of these remedies."

The Vale Practice said it was "a complementary therapy centre that does exactly that - complement the medical model. This, however, can only be done after a thorough consultation. In this instance a consultation was refused and direct and leading questions were put to the homeopath which can be taken out of context. Unfortunately this example is unrepresentative of practice policies. The Vale Practice ... has a policy of referring to the GP whenever indicated."


Finalement, contrairement à ce qu'on entend partout, l'homéopathie a bien des effets secondaires : la mort de ceux qui y croient. Les adeptes d'AMESSI sont donc un groupe à risque q'il conviendrait de vacciner.

06 juillet 2006

Scientist supporting herbal HIV remedy suspended

Researcher faces university investigation after work with unproven AIDS treatment.

Natasha Bolognesi

Mysterious medicine: Secomet V is made from the red clover, Trifollium pratense.
The University of Cape Town in South Africa has closed down the laboratories of one of its top scientists, who has been supporting an unproven herbal AIDS remedy.

Girish Kotwal, head of medical virology at the university's Institute of Infectious Disease and Molecular Medicine, has been temporarily suspended from his research duties so the university can investigate his association with the plant extract Secomet V, which is manufactured and distributed by the Stellenbosch-based company Secomet.

Secomet V has found a champion in Kotwal (see 'Bad Medicine'). But there have as yet been no clinical trials of the product.

Kotwal has published some data from a trial with four individuals showing that the herbal extract, which comes as a Coca-Cola-coloured liquid, acts as a broad-spectrum inhibitor of viral entry. But Kotwal's work has also shown that it can be toxic to cells, at least in the test tube. He acknowledges that much more testing is needed before the product should be used clinically.

Two AIDS patients in Stellenbosch died earlier this year after sudden liver failure. Neither had been on antiretroviral drugs (ARVs), says their doctor Lisa Hellstrom, but both were taking Secomet V. Another of Hellstrom's patients, who has taken both ARVs and Secomet V, has been found to have abnormal liver enzymes.

The product does not seem to be properly registered in the country as a herbal or complementary medicine, and some have raised potential ethical concerns about the university's sales royalty agreement with Secomet.

This royalty agreement will be reviewed by the university on completion of their investigation, says the university's manager of marketing and communications, Skye Grove.

Taking action

The institute's director Greg Hussey has said that Kotwal was dealing with Secomet in a personal capacity, and has said that his behaviour regarding the product is unacceptable. The matter was brought to the attention of higher university authorities by the investigations of Nature Medicine, which first reported on Kotwal's involvement with Secomet on 28 June 2006 (see 'Bad medicine').

Cheryl de la Rey, deputy vice-chancellor of the university, told news@nature.com they are taking the matter seriously.

Certain allegations of possible professional misconduct in respect of Kotwal are under investigation, says Grove. "The preliminary investigation committee convened on Monday 3 July to decide what the charges against him will be. He has been temporarily suspended from his research duties, and his laboratory has been closed, pending the outcome of this," says Grove.

Kotwal told news@nature.com that he cannot communicate with the press until the investigation has been completed.

Secomet, meanwhile, continues to sell their product. Their website says that the herbal extract "is not intended to diagnose, treat, cure or prevent any disease" but adds that: "patients generally experience a lowering of viral load, which allows their CD4 count to stabilize and then to start improving."

Chairman of South African Medicine's Control Council (MCC), Peter Eagles, told news@nature.com that "Secomet cannot trade making medicinal claims. The company's conduct will be discussed at an MCC meeting on Friday 7 July when the matter will be put forward for further clarity and investigation." Secomet refused to comment to news@nature.com.


L'Afrique du Sud est un havre pour les médecines 'alternatives' contre le SIDA soutenues par certains politiques, dont le président Mbeki et son Ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang. On se rappellera notamment le cas des pilules multivitaminiques du Dr Rath censées combattre le SIDA, des cancers, etc. Il est donc intéressant de constater qu'il n'est quand même pas possible d'y faire du n'importe quoi médical, comme de recommander des produits potentiellement dangereux sans tests scientifiques, avec en plus un lien financier pouvant générer un conflit d'intérêt.

Référence:
Article du Skepdic sur le Dr Rath

23 mai 2006

Doctors attack 'bogus' therapies

Some of Britain's leading doctors have urged NHS trusts to stop using complementary therapies and to pay only for medicine "based on solid evidence".

In a letter, reproduced in the Times, they raised concern the NHS is backing "unproven or disproved treatments", like homeopathy and acupuncture.

One doctor said the NHS was funding "bogus" therapies when patients struggled to get drugs like Herceptin.

Prince Charles is to make a speech in Geneva backing complementary therapies.

He will put forward the case for alternative medicine in the fight against serious disease, in a speech to the World Health Assembly.

'Implausible treatment'

The letter, on behalf of 13 people and sent to 476 acute and primary care trusts, is being seen as a direct challenge to the prince's campaign.

Organised by Michael Baum, emeritus professor of surgery at University College London, the letter said he and fellow doctors believed alternative medicine was being promoted despite a lack of evidence and "at a time when the NHS is under intense pressure".

It criticised two initiatives - a government-funded guide on homeopathy for patients, and the Smallwood report, commissioned by Prince Charles, which suggested greater access to complementary therapies in the NHS might lead to widespread benefits.

The letter described homeopathy as an "implausible treatment for which over a dozen systematic reviews have failed to produce convincing evidence of effectiveness".

The doctors say while "medical practice must remain open to new discoveries", it would "be highly irresponsible to embrace any medicine as though it were a matter of principle".

The letter continues: "The public and the NHS are best served by using the available funds for treatments that are based on solid evidence."

Signatories on the letter include Nobel Prize-winner Sir James Black and Sir Keith Peters, president of the Academy of Medical Science.

But 93-year-old Jane Gilchrist, who uses homeopathic therapies, said she had had "great benefit" from it.

"It has been in the NHS since 1948. It's the best kept secret in Britain," she told BBC Radio 4's Today programme.

She said it was difficult to collect data because it was hard to prove the effectiveness of a therapy "based on people, not on symptoms".

'Needs evidence'

One signatory to the letter, consultant clinical scientist Leslie Rose, said its purpose was to instil equal vigour in gathering evidence for every treatment prescribed to NHS patients.

"The NHS should not be spending money where the evidence base is much weaker than it is for conventional treatments," he told BBC Breakfast.

He said a business plan for the refurbishment of the Royal London Homeopathic Hospital - which cost £20m to set up - did not put any emphasis on evidence.

Complementary therapies also include reflexology, aromatherapy and a range of massage techniques such as reiki and shiatsu.

Prince Charles first advocated the use of complementary medicines more than 20 years ago.

He has since established the Prince's Foundation for Integrated Health (FIH), which encourages the development of complementary medicines and integrated healthcare.

On Monday the prince had a lesson in crystal therapy while visiting a hospital in Merthyr Tydfil, to see how complementary therapies are helping older people with Alzheimer's and other mental illnesses.

A spokeswoman for the Department of Health (DoH) said it was up to clinicians and trusts to decide on the best treatment for a patient.

"We know it is important that as more people turn to these therapies a solid evidence base is developed," she said.

"Patients rightly expect to have clear information about the range of treatments that are available to them, including complementary therapies."

The department said it did not have figures on the amount spend by the NHS on complementary medicines because decisions were taken locally.

About half of GPs are thought to refer patients to alternative therapists.


On comprend la compassion des médecins qui envoient leurs patients ailleurs lorsque tous leurs efforts ont échoué. L'espoir généré par un changement de traitement est un placebo intéressant, pendant un certain temps On comprend moins pourquoi on enverrait ces patients vers des charlatans avérés, qui vendent leurs prestations-placebo à un tarif inacceptable, surtout si ces prestations sont remboursées, même très partiellement. Le code de déontologie médicale oblige les médecins à ne prescrire que des traitements reconnus scientifiquement comme efficaces.

11 mai 2006

Le thé vert ne réduit pas les risques cardiovasculaires

AFP Washington-Le thé vert ne possède pas de vertus réduisant les risques de maladies cardiovasculaires, a conclu l'Agence américaine de réglementation des produits pharmaceutiques et alimentaires (FDA) dans une lettre publiée mercredi sur son site internet.

L'agence a de ce fait rejeté une demande faite en 2005 par la firme japonaise Ito En Ltd, premier producteur et vendeur mondial de thé vert, pour obtenir l'autorisation d'indiquer sur l'étiquetage que cette infusion prise quotidiennement pouvait réduire les risques cardiovasculaires.

«Basé sur l'examen des éléments scientifiques et d'autres informations soumis avec cette demande (...), la FDA a conclu qu'il n'y a aucune preuve crédible justifiant d'indiquer sur l'étiquetage que le thé vert ou ses extraits réduiraient les risques de maladies cardiovasculaires», peut-on lire dans la lettre de Barbara Schneeman, directrice du bureau des produits de nutrition et des compléments alimentaires.

Ito En Ltd et sa filiale nord-américaine souhaitaient pouvoir indiquer sur leurs produits qu'«au moins 150 ml d'infusion de thé vert pris quotidiennement comme source de catéchines pourraient réduire un nombre de facteurs liés aux maladies cardiovasculaires».

La FDA a passé en revue 105 articles et autres rapports soumis par Ito En.

Le thé vert est produit à partir des feuilles de camellia sinensis ou camellia chinois, une variété proche du camélia horticole ou camellia japonica. A la différence du thé noir, les feuilles utilisées pour le thé vert ne sont pas fermentées.

La FDA avait précédemment conclu que le thé vert ne réduisait pas non plus les risques de cancers du sein et de la prostate.

Ces vertus prêtées au thé vert l'ont rendu très populaire aux États-Unis depuis une dizaine d'années.


Encore un exemple de l'utilisation de mythes pseudo-scientifiques par des vendeurs de 'naturel'. Commerce et vérité scientifique font souvent mauvais ménage, au détriment de la deuxième. L'AMESSI pratique allègrement ce délicat mélange.

26 avril 2006

Sectes: la Miviludes inquiète pour les enfants, la santé et l'humanitaire

Enfants, médecines alternatives, aide humanitaire constituent trois domaines "particulièrement préoccupants" pour l'activité des sectes, estime la Miviludes dans son rapport 2005 en promettant de poursuivre sa lutte "avec conscience et détermination".

Le rapport est publié dix ans après l'affaire de l'Ordre du temple solaire qui a décidé la France à se doter d'une structure spécialisée, devenue en 2002 la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

"Il existe de vraies et bonnes raisons de ne pas renoncer à la lutte contre les dérives sectaires au motif fallacieux que cela porterait atteinte à la liberté de conscience ou aux libertés religieuses", écrit le président de la Miviludes Jean-Michel Roulet en invoquant "des enfants humiliés, des victimes détruites et des familles déchirées à jamais".

Les enfants sont souvent une "cible", selon le rapport, parfois avant leur naissance (Fraternité blanche universelle, Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix). Chez les dévots de Krishna, ils ont un emploi du temps harassant (lever à 3H30, coucher à 20H30 pour les 10-15 ans).

Ils peuvent être retirés de l'école (enfants "indigo" ou "cristal" de Kryeon), scolarisés à part (Tabitha's Place, Frères de Plymouth issus du darbysme protestant). La cellule de prévention de l'Education nationale évalue à 10.000 les enfants instruits à domicile ou dans des établissements hors contrat. Les contrôles ont contribué au recul du nombre d'enfants instruits à domicile (1.000 en 2004 contre 6.000 en 1998).

Mais l'enseignement par correspondance est libre et concurrentiel --sans aucune garantie ni agrément hormis le CNED-- comme le soutien scolaire, créneau qui "semble être une des nouvelles pistes de la scientologie".

Parfois soumis à de mauvais traitements voire des abus sexuels, les enfants peuvent mourir de privations. En juin 2005, les parents kinésiologues de Kerywan, mort à 16 mois avec le poids d'un nourrisson de quatre mois, ont été condamnés par la cour d'assises du Finistère à cinq ans de prison dont 52 mois avec sursis.

La Miviludes s'inquiète aussi de "l'engouement pour les +alter-médecines, multiformes mais qui ont pour point commun de ne bénéficier d'aucune validation scientifique, d'être exercées dans la plupart des cas par des +thérapeutes+ autoproclamés et d'aboutir à terme à un refus pur et simple des soins médicaux traditionnels".

Elle dénonce ce "mouvement qui érige en dogme une philosophie qui nie en bloc tous les progrès de la science et de la médecine auxquels les plus grands savants du monde ont voué leur vie depuis deux siècles".

Enfin, la crise des banlieues en novembre 2005 a attiré des sectes comme la scientologie sous couvert d'aide humanitaire, un secteur "en pleine expansion, en raison de la médiatisation des grandes catastrophes naturelles ou des troubles", souligne la Miviludes. Il a "le double avantage pour les organisations sectaires de contribuer à polir leur image humaniste tout en procédant à un fort prosélytisme et de leur permettre de recueillir des fonds".


En ce qui concerne les dogmes qui nient en bloc tous les progrès de la science, l'association AMESSI fait très fort. Cette association recommande systématiquement l'ensemble des absurdités alternatives dans les traitements de santé, y compris celles de charlatans avérés, sans aucun fondement scientifique.

25 mars 2006

Spinal manipulation doesn’t work for any condition, new research finds

A study to be published in next month’s issue of the Journal of the Royal Society of Medicine has raised serious questions about the efficacy of spinal manipulation treatment.

Spinal manipulation is commonly practiced by chiropractors and osteopaths. It is a popular form of manual treatment for back and neck pain with an estimated 16,000 licensed chiropractors in the UK.

“There is little evidence that spinal manipulation is effective in the treatment of any medical condition,” said Professor Edzard Ernst of the Peninsula Medical School at Exeter.

“The findings are of concern because chiropractors and osteopaths are regulated by statute in the UK.

“Patients and the public at large perceive regulation as proof of the usefulness of treatment. Yet the findings presented here show a gap and contradiction between the effectiveness of intervention and the evidence.”

Professor Ernst’s paper examined all systematic reviews published on spinal manipulation between 2000 and May 2005. Sixteen papers were included in the research relating to the following condition: back pain, neck pain, primary and secondary dysmenorrhoea, infantile colic, asthma, allergy and cervicogenic dizziness.

“Collectively these data did not demonstrate that spinal manipulation is an effective intervention for any of these conditions, except for back pain where it is superior to sham manipulation but not better than conventional treatments,” write the authors.

“Considering the possibility of adverse effects, this review does not suggest that spinal manipulation is a recommendable treatment.”

The study also highlights the risk of spinal manipulation treatment.

“Spinal manipulation [SM] has been associated with frequent, mild adverse effects and with serious, probably rare implications,” write the authors.

“Therefore the risk-benefit balance does not favour SM over other treatment options such as therapeutic exercise. This statement is not in agreement with several national guidelines…but we suggest that these guidelines be reconsidered in the light of the best available data,” they conclude.

Professor Ernst said the findings confirm fears that in ‘alternative’ medicine regulation often serves as a substitute for research.

“Previous studies have shown that regulation of chiropractors was followed by a decrease in research activity,” said Professor Ernst.

“The evidence presented here should be seen as a wake-up call to the chiropractic profession.

“One way forward is more rigorous clinical trials to test the efficacy of spinal manipulation, after all, the treatment is not without risk and chiropractors must demonstrate why it should be a recommendable medical treatment option,” Professor Ernst said.

- A systematic review of systematic reviews of spinal manipulation [PDF 70k]



Les chiropracteurs demeurent pourtant les "champions de la manipulation" ... médiatique s'entend.

13 février 2006

La mélatonine, sans danger et sans bienfaits

Selon une étude, cette hormone n'a pas d'effets sur le jet-lag et l'insomnie.

Vous achetez de la mélatonine aux Etats-Unis ou sur l'Internet pour soulager vos insomnies ou lutter contre les effets du décalage horaire ? Sachez que c'est sans danger, du moins à court terme, mais inefficace. C'est la conclusion d'une étude menée par l'équipe canadienne de Nina Buscemi, publiée dans le British Medical Journal du 10 février.

Naturellement produite la nuit par une glande du cerveau, l'épiphyse, la mélatonine joue un rôle important dans les cycles veille-sommeil. Très populaire en Amérique du Nord, où elle est en vente libre, cette hormone n'a jamais été commercialisée en France. Les autorités sanitaires considèrent que ses bénéfices sont insuffisamment démontrés, et ses effets à long terme mal connus.

Pour en avoir le coeur net, les médecins canadiens ont réanalysé 13 études testant la mélatonine dans différentes indications, publiées entre 1999 et 2003. Au final, l'hormone confirme sa bonne tolérance lors d'un usage court (moins de trois mois). Mais elle ne montre pas d'effet statistiquement significatif, ni sur les troubles du sommeil liés à un travail posté ou une cause médicale, ni sur le décalage horaire.

Il y a quelques semaines, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) avait mis en garde les consommateurs français contre les achats de médicaments sur l'Internet, en raison notamment du risque de mésusage et de contrefaçon. L'utilisation de produits contenant de la mélatonine ou de la DHEA «non soumis à l'évaluation des autorités sanitaires» est «fortement déconseillée», insistait l'agence.

- Efficacy and safety of exogenous melatonin for secondary sleep disorders and sleep disorders accompanying sleep restriction: meta-analysis - British Medical Journal



Encore une thérapie inutile, recommandée par des charlatans à leur seul profit.

30 janvier 2006

Canis homeopathicus

(Agence Science-Presse) - L'une des défenses préférées des homéopathes, c'est que des tests sur des animaux auraient démontré l'efficacité de l'homéopathie: or, c'est faux. Il n'y a jamais eu d'études sérieuses pour confirmer cette allégation.

Au cours de la dernière année par exemple, un vétérinaire indien a affirmé que, testé sur des vaches souffrant de mastite, un mélange d'ingrédients homéopathiques avait traité 87% des bêtes, contre 59% pour celles qui recevaient l'antibiotique conventionnel. Mais alors qu'une telle étude doit normalement être menée "en double aveugle", ce qui signifie que ni le médecin, ni le patient, ne savent lequel des deux produits le patient reçoit, dans ce cas-ci, autant le vétérinaire que le fermier savaient quelle vache recevait quoi, ce qui introduit la possibilité d'un biais: si l'un des deux veut à tout prix croire en l'efficacité de l'homéopathie, il verra peut-être une amélioration de l'état de la vache là où il ne s'est rien passé.

En avril 2005, The Veterinary Record publiait les résultats d'une autre étude qui, elle, avait été effectuée en double aveugle, toujours sur des vaches: et dans ce cas-là, les résultats du produit homéopathique étaient négligeables. En novembre, une revue de la littérature sur le sujet, parue dans Trends in Pharmacological Sciences concluait qu'il n'y avait aucune preuve d'une différence entre l'homéopathie et un placebo.

Ces études alimentent un débat en Grande-Bretagne, où, en fin d'année, le Collège royal des médecins vétérinaires a publié une liste de "vétérinaires homéopathiques" qui, dit-il, minent la crédibilité de la profession.


Argument 'massue' asséné par les adeptes d'AMESSI, le soi-disant effet de l'homeopathie sur les animaux et les bébés n'a jamais fait l'objet d'études scientifiques sérieuses. Comme d'habitude, ils nagent en pleine irréalité, au profit du confiseur de Lyon.

06 janvier 2006

Magnet therapies 'have no effect'

Magnet therapies which are claimed to cure conditions ranging from back pain to cancer have no proven benefits, according to a team of US researchers.
Sales of the so-called therapeutic devices, which are worn in bracelets, insoles, and wrist and knee bands, top $1 billion worldwide, they said.
But a major review showed no benefits, a British Medical Journal report said.
The team also warned self-treatment with magnets risked leaving underlying medical conditions untreated.
Professor Leonard Finegold of Drexel University in Philadelphia and Professor Bruce Flamm of the Kaiser Permanente Medical Center in California said turning to magnetic therapies could also cause "financial harm".
"Money spent on expensive and unproved magnet therapy might be better spent on evidence based medicine," their report said.
"Sadly some advertisers even claim that magnets are effective for cancer treatment and for increasing longevity; not surprisingly, these claims are unsupported by data."
The team reviewed about 10 earlier studies into the effectiveness of magnetic therapy.
It said many "controlled" experiments used to show the worth of such treatments were suspect because of the difficulty of hiding the presence of a magnet to those involved.
Patients were given dummy magnets and real magnets, but because the real magnets would stick to keyrings in their pockets and other metal items, they could tell if they were part of the real study or the control.
Boxed magnets
An example of this was a study in chronic pelvic pain which reported improvement.
But the researchers admitted the ability to ensure patients did not know if they had the real or dummy magnets was compromised.
The team does refer to one study on the effects of carpal tunnel syndrome - a painful wrist condition - in which the magnets and the sham treatments were boxed so they could not be identified.
In this, they said, there was no statistical difference between patients with real and sham magnets, with both reporting an improvement in their condition.
The study concludes: "Magnets are touted by successful athletes, allowed to be widely advertised, and sold without restrictions, so it is not surprising that lay people think that claims of therapeutic efficacy are reasonable."
Dr Max Pittler, research fellow in complementary medicine at the Universities of Exeter and Plymouth, said the study suggested static magnets which were most often used to treat pain of different origins were not likely to be effective.
He said: "Although the authors cite only selected studies to back up their statements, also a systematic assessment comes to the conclusion that the evidence is not compelling for the effectiveness of static magnets for reducing pain above non-specific effects."
Debbie Shimadry, director of World of Magnets, said use of magnets was not a cure, but a treatment that was very effective for relief of symptoms of joint-related disorders.
She said: "It is important to have the right type of magnet of the right strength, placed in the right area.
"Magnetic bracelets worn around the wrist are not going to allievate pain all over the body - they need to be placed directly over the area of injury for the right length of time."


On remarque que quelles que soient les preuves scientifiques apportées, les croyants en ces pseudo-thérapies ont toujours une bonne explication pour justifier qu'ils continuent d'y croire. Accusé par certains des adeptes d'AMESSI de tous les maux (comme dans les micro-ondes, les antennes-relais, les téléphones portables, les lignes à haute tension, etc.), le magnétisme est présenté par d'autres comme bénéfique, quand il n'évite pas l'entartrage de vos tuyaux d'eau potable. On s'en doute: aucun effet significatif n'a jamais été démontré par les charlatans et leurs adeptes, et leurs affirmations ne reposent sur aucune théorie scientifique reconnue.

03 janvier 2006

Les régimes "détox" sont inefficaces

Les produits vendus pour éliminer les toxines qui polluent le corps et retrouver la forme après la période des fêtes sont inutiles. Ils ne seraient qu'une perte de temps et d'argent, selon un rapport scientifique présenté mardi au Royaume-Uni.

Cette critique de l'industrie du "detox" est née d'un rapport qui sera publié ce mois-ci par l'association Sense About Science spécialisée dans la démystification des croyances erronées en matière scientifique. D'après cette étude, le corps est parfaitement équipé pour éliminer lui-même les excès de graisse ou d'alcool liés à la période des fêtes. Le foie, en particulier, fonctionne comme une "usine chimique" très élaborée décomposant les toxines de manière infiniment plus efficace que les produits-miracle. Les régimes "détox", les tisanes et comprimés censés "purifier" l'organisme après les outrages du réveillon sont moins efficaces que l'eau du robinet, un régime à base de fruits et légumes et le sommeil, insistent les chercheurs de l'association Sense About Science. Sir Colin Berry, Professeur à l'Université de Londres affirme : "Même si vous buvez une dose très élevée d'alcool, votre foie l'éliminera en 36 heures sans produit 'miracle'".

Tracey Brown, directrice de l'association, déclare avoir été surprise de la réaction des 11 chercheurs qui ont participé à l'étude :" les critiques étaient unanimes dans notre groupe de travail et ont été suivies et relayées par d'autres scientifiques.” Ainsi, selon Martin Wiseman, un nutritionniste de l'université de Southampton (sud de l'Angleterre), "il existe une croyance populaire selon laquelle on peut accélérer l'élimination des toxines en buvant tisanes et autre décoctions, ce qui est faux. La lubie du détox est un exemple de la capacité des gens à croire en la magie et à payer pour elle, en dépit de l'absence de preuves sérieuses". "La seule chose qui perde du poids pendant un régime détox, c'est votre porte-monnaie", a résumé mardi dans le Times le toxicologue John Hoskins, l'un des auteurs du rapport. L'industrie du "détox" représente un chiffre d'affaire de plus de 10 millions de livres chaque année au Royaume-Uni.




Ces "toxines" virtuelles, personne ne sait exactement de quoi elles seraient constituées. On attend avec impatience les précisions du comité 'scientifique' d'AMESSI.

16 novembre 2005

La plante qui cache le poison

Les zélateurs forcenés de la phytothérapie devraient se méfier. A force de répéter que les plantes sont efficaces pour traiter toutes sortes d'infections, ils oublient une chose: si elles sont réellement actives, elles peuvent donc aussi être dangereuses. Surtout si on confond l'une avec l'autre. Prenez Stephania tetandra, une herbe d'origine chinoise censée faire maigrir. Commercialisée par la firme Arkopharma sous le doux nom d'Asiatitrat, elle fut utilisée par près de 2 000 femmes en France au début des années 1990 et plus encore en Belgique, où 1 million et demi de gélules furent vendues.

Mais voilà, si Stephania paraît inoffensive, sa cousine Aristolochia est, elle, très nuisible. L'un de ses composants constitue même un poison qui peut provoquer une insuffisance rénale ou des cancers des voies urinaires, et ce plusieurs années après qu'on l'a ingéré. Or, en chinois, la première s'appelle han fangchi et la seconde guang fangchi. Deux noms très proches qui expliquent que, entre 1989 et 1992, Arkopharma ait importé par erreur 750 kilos d'Aristolochia. Le leader européen de la phytothérapie et des compléments alimentaires (près de 250 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2004) a beau arguer que ces deux plantes étaient autorisées à la vente, sept femmes au moins, en France, en ont subi de graves conséquences et deux en sont mortes. L'une avait 40 ans, l'autre 34. Le mari de cette dernière a porté plainte en 2001 pour homicide involontaire.

Au cours du procès, qui s'est tenu le 5 octobre, le procureur avait requis deux ans de prison et 20 000 euros d'amende à l'encontre du PDG de l'époque. Celui-ci a d'ailleurs reconnu avoir «vendu une plante pour une autre», tout en se défendant d'avoir manqué de vigilance. Le verdict, rendu ce 17 novembre, donnera sans doute lieu à une procédure d'appel. Mais il aura au moins eu un mérite: rappeler les risques d'une «conception erronée et largement répandue [qui] fait de “naturel” le synonyme de “sans danger”». La phrase est tirée d'un rapport de l'Organisation mondiale de la santé paru en décembre 2002. Dans un pays où 49% de la population a déjà eu recours, au moins une fois dans sa vie, à des médecines complémentaires ou parallèles, elle prend tout son sens.


21/11/05 : L'ex-PDG en question a été condamné à trois ans de prison avec sursis et à 30.000 euros d'amende mais a fait appel. Le pharmacien niçois, qui comparaissait également, a été condamné quant à lui à 12 mois d'emprisonnement avec sursis. La phytothérapie, qui n'est pas toujours une charlatanerie, a parfois des effets secondaires non négligeables. Rappelons-le: "naturel" n'est pas synonyme de "sans danger".

26 octobre 2005

Middle-age people more likely to use alternative medicine

WINSTON-SALEM, N.C. – Middle-age people are more likely than younger or older adults to use complementary and alternative medicine, according to researchers at Wake Forest University School of Medicine.

"Midlife adults entered adulthood at a time of more widespread use of complementary and alternative medicine (CAM) in the population and when public health policy was shifting attention toward individual responsibility for health and health promotion," said Joseph G. Grzywacz, Ph.D., and his colleagues, writing in the October issue of the Journal of Aging and Health.

"Current use of CAM among adults was likely shaped by the relative availability of CAM and prevailing public health policies in place when adults began making their own health-related decisions."

But the researchers added that the middle-age adults are more likely than either young adults or older adults to use CAM for prevention rather than for treatment of specific conditions.

"This study provides the first estimates of notable age-related differences in whether CAM is used to treat an existing health condition or for illness prevention and health promotion," he said.

Grzywacz, assistant professor of family and community medicine, said the researchers got their results from data for 31,044 people who participated in the 2002 National Health Interview Survey. The survey is a national sample of Americans that has been conducted annually since 1957 by the National Center of Health Statistics, an arm of the Centers for Disease Control and Prevention.

The survey included questions on 20 types of complementary and alternative medicine, which Grzywacz and his colleagues grouped into four categories:
  • Alternative medical systems, such as acupuncture, homeopathy and naturopathy.

  • Biologically based therapies, such as chelation therapy, folk medicine, herb use, special diets, or megavitamins.

  • Manipulative and body-based methods, such as chiropractic or massage.

  • Mind-body interventions such as relaxation techniques (meditation), movement therapies (yoga) and healing rituals.


In each case, the survey asked participants whether they used it for treatment, for prevention, for both, or not at all.

"Some types of complementary and alternative medicine, such as alternative medicine systems, are used primarily for treating existing conditions," Grzywacz said. "Others, such as mind-body interventions are used primarily for illness prevention and health promotion." But the biologically based therapies are used almost equally for treatment and prevention.


Les thérapies alternatives sont utilisées surtout par une frange de la population qui en a le moins besoin, notamment pour "prévenir" des maladies qu'ils n'ont pas et n'auront peut-être jamais, avec ou sans le recours à ces thérapies. On peut comprendre la remarquable efficacité préventive de ces thérapies, chez des individus en bonne santé.

11 octobre 2005

Naturopathie et autres charlataneries

Charlie Hebdo vient d'être relaxé des accusations de diffamations envers une personne pratiquant la "communication facilitée", une pratique supposée permettre aux autistes de s'exprimer à l'aide d'un clavier et d'un 'facilitateur' humain (qui en fait dirige la main de la personne autiste). L'hebdomadaire avait qualifié cette pratique de "charlatanerie" et s'était indigné de son remboursement par la Sécu.
Il est donc encore possible, en France, d'exprimer son point de vue sur des techniques charlatanesques, sans que les charlatans qui les pratiquent ne puissent s'y opposer.

Profitons-en donc et abordons maintenant la naturopathie.

La profession de naturopathe n'est ni reconnue ni règlementée en France. N'importe qui peut donc se baptiser "naturopathe" sans aucune formation, médicale, scientifique ou autre.

La naturopathie est une théorie fondée sur la croyance que le corps va s'auto-guérir spontanément, pourvu qu'il soit placé dans un environnement 'sain'. Jusque-là rien de particulièrement choquant, sauf que la condition de l'environnement 'sain' permet au naturopathe d'expliquer pourquoi son malade ne guérit pas tout seul: il lui suffit d'invoquer l'existence d'un facteur malsain, connu ou pas. Bref, s'il guérit, c'est la preuve de l'efficacité de la naturopathie et s'il meurt, c'est la preuve qu'il y avait un facteur malsain. Pile je gagne et face tu perds !

Les naturopathes prétendent que les cancers, par exemple, sont dûs à un système immunitaire 'déprimé' (pourtant seuls des examens cliniques poussés, pratiqués par des médecins compétents peuvent déterminer si le système immunitaire d'un patient est déprimé). Outre que cette affirmation est parfaitement fausse: bien qu'ayant des causes multiples, certains cancers sont connus pour être d'origine génétique ou dûs à des oncogènes environnementaux et se produisent chez des sujets dont le système immunitaire est sans défaut. Inversement les personnes immunodéprimées ne produisent que rarement des cancers, et principalement des formes rares de ce type.

Références:
La naturopathie vue de plus près par le Dr Stephen Barrett.

La recherche scientifique a identifié des facteurs causaux mesurables et des méthodes spécifiques de prévention et/ou de traitement de centaines de problèmes de santé. Les naturopathes n'ont pas beaucoup plus que créer des généralités surperficielles tirées de ces facteurs. Les théories énoncées ci-dessus sont simplistes et/ou sont en désaccord avec les connaissances scientifiquement fondées en physiologie et pathologie. Par exemple :

. "Equilibre," "vitalité," et "harmonie avec l'organisme" sont des concepts vitalistes. Comme "santé optimum" ou "avantageant" l'organisme, ces concepts sont vagues et ne peuvent pas objectivement être mesurés ou évalués scientifiquement.

. Les maladies infectieuses qui surviennent dépendent du degré d'exposition au vecteur d'infection, de la virulence de ce vecteur et de la capacité de notre organisme à y résister. Un individu n'est pas obliqé d'être "intoxiqué" ou en "déséquilibre" pour devenir enrhumé.

. Certaines maladies sont un résultat d'un facteur héréditaire, d'autres non.

. Le concept général de traitement des maladies en "renforçant le système immunitaire" va à l'encontre du fait que dans certaines maladies, comme l'allergie ou maladies auto-immunes, le système immunitaire est en hyper-réactivité.

. Pour ce qui est du cancer, la notion suivant laquelle le cancer est un reflet d'une faiblesse du système immunitaire est fausse [6]. Si c'était vrai, les patients recevant des médicaments immunosuppresseurs comme traitement de l'arthrite ou pour la prévention de rejet d'organes transplantés, ou qui sont immuno-déficients à cause de maladies héréditaires ou du SIDA, seraient susceptibles de développer des cancers usuels. Au contraire, ils ont tendance à développer des cancers rares, comme le sarcome de Kaposi chez les sidéens [7]. L'affirmation des naturopathes, à l'effet que les "méthodes naturelles " peuvent traiter le cancer en renforçant le système immunitaire aussi est non fondée.

. Les naturopathes prétendent que le traitement médical précis est moins important que "maintenir un équilibre corporel."

Les naturopathes affirment que leurs méthodes "naturelles", lorsque utilisées de façon appropriée, ont rarement des effets secondaires parce qu'elles ne gênent pas les capacités inhérentes de l'individu de se guérir lui-même. Cette prétention est de la foutaise. Toute médication (remède ou herbe) assez puissante pour produire un effet thérapeutique est aussi assez puissante pour avoir des effets secondaires. Les médicaments ne devraient pas être employés (et n'auraient pas l'approbation de la FDA) à moins que le bénéfice probable ne soit plus grand de façon significative que les risques possibles. De plus, rarement les médicaments "nuisent au processus de guérison." L'allégation suivant laquelle les soins médicaux scientifiquement établis "éliminent ou suppriment seulement les symptômes" est absurde et pernicieuse.
Le plus gros des méthodes de traitement des naturopathes n'a pas été prouvé scientifiquement et certains traitements, comme l'homéopathie sont franchement inutiles. Dans biens des cas, les naturopathes ajoutent des conseils diététiques raisonnables (basés sur des méthodes prouvées médicalement) à des recommandations pour des produits sans valeur.


Escrocs ou marchands d'illusions avancent masqués du site www.prevensectes.com :

La bio-psycho-généalogie, l'énergothérapie, la naturopathie sont très à la mode. " Les gens poussent souvent sans le savoir la porte d'une secte, confie Sabine. J'ai laissé 4 500 € et des angoisses supplémentaires dans un stage sur l'énergie. " En dépit de la vigilance de la mairie pour la location des salles municipales, deux cents personnes ont applaudi, à l'Athénée, un partisan de la méthode Hammer, qui prétend soigner les maladies graves par la résolution des conflits psychologiques, sans l'apport des thérapies convention nelles. " Nous avons envoyé deux médecins observateurs à la conférence, précise Marie-Noëlle de la Roque, responsable de l'Adfi (Association de défense des familles et de l'individu) en Gironde. Ils y ont entendu les pires inepties médicales. Mais de telles organisations partent toujours de quelque chose de juste pour appâter leurs victimes. Il y a eu quatre morts en 2002. "
Un couple membre d'une secte devant les assises pour la mort de son bébé et
Mort d'un enfant : 6 ans de réclusion contre les parents membres d'une secte
Huit jours après la naissance de l'enfant, à Stodlen (Allemagne) en août 1995, les médecins avaient préconisé une opération au coeur, la malformation étant considérée comme accessible par les chirurgiens. Mais sa mère, inconditionnelle de la naturopathie, avait refusé. Les parents de Raphaël, qui comparaissent libres, avaient été écroués à la maison d'arrêt de Pau, où ils avaient effectué 18 mois de détention préventive, avant d'être remis en liberté.

Naturopahtie dans le Dictionnaire Sceptique (en anglais).
Psychothérapie Vigilance
Entre charlatanerie et dérive sectaire

Lectures conseillées:
Les charlatans de la santé, de Jean-Marie Abgrall, Documents Payot, ISBN : 2-22889-194-0.
Le sommeil de la raison, de Norbert Bensaid, Seuil, ISBN: 2-02010-089-4 .